8 bonnes raisons d'apprendre à votre enfant à jouer aux échecs
Certains jeux ont la réputation d'être des divertissements d'intellectuels et on pense, à tort, qu'ils sont réservés à un public mature. Les échecs en sont l'exemple parfait et pourtant, sous des airs de jeu élitiste, se cache l'une des pratiques les plus bénéfiques pour les petits comme pour les grands. On vous présente 8 bonnes raisons d'initier votre enfant aux échecs dès 4 ou 5 ans.

Les résultats de nombreuses études scientifiques sont formels : jouer aux échecs, dès le plus jeune âge, permet d'entraîner le cerveau et d'accompagner le bon développement cognitif d'un enfant. De son initiation à ses premiers « échec et mat », il progressera en lecture et en mathématiques, il développera sa logique et sa capacité de réflexion, sa mémoire et sa faculté à se concentrer seront grandement améliorées et il pourrait gagner en confiance et en créativité. Voyons, dans le détail, les bienfaits de ce jeu de stratégie.
1. Travailler sa capacité de concentration
Il est de notoriété publique que les enfants ont de plus en plus de mal à rester concentrés sur une tâche, la faute aux écrans et à leurs sollicitations permanentes, à l'afflux d'informations et aux contenus courts mis en avant sur les plateformes sociales. Jouer aux échecs demande de se focaliser sur le moment présent et, avec des parties qui peuvent durer plusieurs heures, de fournir un effort d'attention longue durée. C'est une vraie musculation du cerveau qui se met en place, et plus on joue, plus les bénéfices sont grands et durables sur la concentration.
2. Stimuler la mémoire
Pour s'améliorer aux échecs, il faut retenir la fonction de chaque pièce, ses déplacements, les différents coups envisageables, tout en apprenant des parties précédentes. C'est un travail de mémoire constant qui s'opère et qui peut trouver un écho au quotidien, à l'école ou lors des devoirs à la maison, en facilitant l'apprentissage.
3. Développer la logique via la stratégie
On dit parfois que chacun a sa propre logique, mais il y a bien UNE logique commune à tous : celle des mathématiques. Sur l'échiquier, tout est question de stratégie et donc de logique : « Si je place cette pièce ici, l'adversaire va se déplacer là et je pourrai alors… » . Comme en attestent plusieurs études, les échecs permettent de progresser nettement en maths et de développer une capacité de résolution des problèmes accrue. Pas étonnant que dans certains pays (Arménie, Venezuela, États-Unis, Russie, etc.), l'enseignement de ce jeu se fasse dès l'école primaire.
4. Analyser, anticiper, comprendre
Le jeu d'échecs sollicite plusieurs capacités que nous utilisons quotidiennement, à l'âge adulte. L'analyse et l'anticipation, en premier lieu, car il faut observer l'échiquier dans sa globalité et anticiper les possibilités d'attaque et les mouvements de défense à prévoir. La compréhension, ensuite, en faisant un lien entre l'observation, la lecture du jeu et ce que cela signifie sur la stratégie à appliquer. Pour un enfant, les bénéfices peuvent être flagrants sur la capacité à lire et sur les analyses de texte, pour lesquelles les mêmes mécanismes cérébraux sont activés.
5. Apprendre le respect, la défaite et la persévérance
Les grands joueurs d'échecs partagent tous des valeurs communes : le respect de l'adversaire, duquel découle une humilité dans la défaite et l'envie de faire mieux la prochaine fois. On ne perd jamais par hasard à ce jeu, mais seulement contre meilleur que soi. On apprend, par la même occasion, à s'améliorer à force d'entraînements, ce qui permet d'enseigner la persévérance aux plus jeunes. D'ailleurs, on retrouve ces mêmes valeurs dans la boxe anglaise, ce qui explique la naissance d'une pratique hybride : le Chessboxing !
6. Savoir être patient
La patience est une autre vertu partagée par tous les joueurs d'échecs. Impossible d'être pressé quand l'autre joueur prend son temps pour jouer, et surtout, on constate rapidement que la précipitation ne paie pas. Il faut se laisser le temps de la réflexion, développer sa maîtrise de soi et gérer le stress face à une situation compliquée. Ce sont des qualités importantes chez l'enfant, pour sa scolarité, comme chez l'adulte confronté à des situations quotidiennes complexes.
7. Favoriser la créativité et la prise d'initiative
Lors d'une partie d'échecs, il y a les coups conventionnels et les stratégies de base qui tromperont certainement les débutants. Mais pour gagner face à un adversaire endurci, il faut faire preuve de créativité et d'audace : tenter un coup risqué, sacrifier une pièce pour laisser libre champ à une autre, miser sur une erreur de l'opposant. Un jeune joueur devra donc imaginer ses propres techniques, pour surprendre et piéger l'autre, ce qui le poussera à penser autrement.
8. Booster sa confiance en soi
On grandit émotionnellement en jouant aux échecs, car ce sont nos seules décisions qui décident de la victoire ou de la défaite. Chez les enfants qui manquent de confiance en eux, cette activité intelligente peut faire le plus grand bien, car chaque victoire ou chaque progrès sera une petite réussite personnelle, bonne pour faire le plein de confiance.
L'initiation d'un enfant aux échecs : conseils pratiques
Voici quelques petites recommandations pour initier un enfant aux échecs, en douceur, et lui faire aimer la discipline :
- on peut commencer à la maison dès 4-5 ans, avec de petites sessions de 15 minutes, pour apprendre les bases en se focalisant sur les déplacements d'une pièce par séance ;
- dès 6 ans, possibilité de faire des parties complètes et/ou des mises en situation pour prendre les bons réflexes et maîtriser les règles ;
- il existe des applications et des ressources virtuelles pour jouer contre un ordinateur, avec sélection du niveau de difficulté ;
- des clubs d'échecs accueillent les enfants dès 4 ans pour des cours d'initiation ;
- n'hésitez pas à comparer le jeu à une véritable bataille opposant deux factions, pour apporter une touche de fantaisie aux parties et captiver l'attention de votre bambin.
À vos échiquiers !









