Comment aider un enfant à booster sa confiance en lui ?
Un enfant qui manque de confiance en lui peut se décourager, par peur de rater ou de mal faire, il peut éprouver une certaine anxiété quand il doit réaliser une tâche, et cela crée des blocages dans de nombreuses situations. Pour l'accompagner, apprenez à détecter les signes indiquant un manque de confiance en soi chez votre enfant et les différentes manières de l'aider à se valoriser.

Il peut être frustrant, voire inquiétant, pour un parent, de voir son enfant renoncer par peur de l'échec, de ne pas oser ou de chercher sans cesse une approbation à l'heure de réaliser quelque chose, alors qu'on sait qu'il a les capacités pour réussir ce qu'il entreprend. Cela trahit souvent un manque de confiance en soi, mais en l'accompagnant correctement, vous pouvez l'aider à surmonter ce sentiment et à apprendre à croire en lui.
Ce qui peut déterminer la confiance en soi d'un enfant
La confiance en soi n'est pas innée, elle se construit au fil du temps à force d'expériences, de contacts, de liens entre vous et votre enfant. Il ne faut pas la confondre avec l'estime de soi, qui découle de la confiance en soi. S'estimer, c'est avoir conscience de ses forces et de ses atouts. Avoir confiance en soi, c'est être en mesure de prendre des initiatives, des risques, de se lancer sans craindre l'échec.
Lors de ses jeunes années de vie, plusieurs éléments peuvent déterminer la confiance que l'enfant aura envers lui-même. Le premier d'entre eux, c'est l'attitude des parents. Ceux qui comparent sans cesse les résultats de leur enfant à ceux des autres (« Regarde, Léa sait déjà faire ses lacets », « Tu as vu le petit garçon ? Il a ton âge et il fait du vélo sans les petites roues ! ») peuvent créer un sentiment de honte chez l'enfant qui n'osera plus tenter, par crainte d'être « moins bon que... ». Idem pour ceux qui font à sa place s'ils le voient en difficulté, en pensant l'aider, car cela peut nuire au bon développement de cette confiance en soi qui s'acquiert par la répétition, les échecs, les progrès, les réussites.
Bien sûr, le caractère propre à chaque enfant peut être déterminant, car certains seront plus en retrait, d'autres plus bavards, plus aventureux ou plus affirmés. Tous les enfants ne se développent pas de la même manière, tout comme certains auront besoin de plus de temps pour apprendre ou comprendre, et cela peut se ressentir sur la confiance qu'ils ont en eux. Enfin, un enfant à qui l'on propose des activités d'éveil en phase avec son âge, ses capacités et son tempérament, aura plus de facilités, en grandissant, à se faire confiance. Il aura été stimulé sans être frustré par une difficulté inadaptée et pourra donc tenter sans redouter de se tromper.
Comment reconnaître un manque de confiance en soi chez l'enfant ?
Un enfant qui n'a pas confiance en lui pourrait avoir tendance à :
- se dévaloriser, en utilisant des phrases comme « je suis trop nul », « je n'y arriverai jamais » ;
- chercher sans cesse l'approbation d'un proche avant de faire quoi que ce soit ;
- ne pas oser tenter de nouvelles expériences ;
- avoir peur du jugement d'autrui ;
- faire preuve de timidité, envers les autres enfants ou à l'égard d'un adulte ;
- rechigner à faire des choses seul ou sans ses parents ;
- se montrer agressif à l'école pour masquer ce manque de confiance en lui.
Voyons maintenant ce qu'il est possible de faire pour aider un enfant à développer sa confiance en lui.
Valoriser les essais, apprendre de ses échecs
Être enfant, c'est avoir le droit de se tromper, de refaire, de recommencer, autant de fois que nécessaire pour mener à bien une tâche. Quand votre bambin essaie de faire quelque chose, soutenez-le et encouragez-le, même si la tentative n'est pas fructueuse. Il aura à cœur de réessayer par la suite, pour réussir.
Faites-lui comprendre que l'échec n'est jamais grave, et que c'est ainsi qu'on progresse. Pour illustrer cela, parlez-lui de votre propre échec et expliquez-lui en quoi cela vous a aidé à avancer dans la vie. Le fait de savoir que vous aussi êtes passé par là le rassurera et il craindra moins d'essayer de nouvelles choses, de poser une question ou de relever un défi.

Célébrer les réussites, petites et grandes
Peu importe l'accomplissement, toute victoire doit être célébrée. Votre enfant est parvenu à dessiner votre chat ? « Bravo, il est magnifique ! » Il a réussi à manger du riz avec des baguettes pour la première fois ? On applaudit et on félicite ! Il a retenu tout un poème par cœur ? Complimentez son implication et sa mémoire ! Il n'y a pas de petites victoires, uniquement des réussites dont il peut être fier.
Et si jamais les choses ne se passent pas aussi bien que vous l'espériez, veillez à masquer vos émotions négatives (déception, agacement, etc.) et adoptez les principes de la communication non-violente (ou CNV) pour transmettre du positif à l'enfant.
L'aider à définir ses forces
Il est difficile, pour un enfant, de s'évaluer à sa juste valeur. Accompagnez-le dans cette démarche introspective en lui posant des questions qui l'aideront à définir ses forces, ses atouts, ce qu'il aime, mais aussi les domaines qu'il apprécie moins ou dans lesquels il est moins à l'aise. Dites-lui aussi quand vous l'avez trouvé particulièrement doué : « Tu racontes très bien les blagues, ça m'a fait rigoler ! », « Ta question était très pertinente, c'est très bien ». Ainsi, il gagnera en confiance en étant conscient de ses atouts et il les utilisera avec plus d'assurance au moment voulu.
L'épauler sans faire à sa place
En développant sa confiance en lui, un enfant gagnera en autonomie. Il sera plus apte à faire de nouvelles découvertes par lui-même, et cette curiosité sera un bel atout pour son avenir. Vous n'aurez pas de mal à le convaincre de partir à l'étranger pour apprendre l'anglais ni à l'envoyer en colonie de vacances, il s'occupera (peut-être) de ranger sa chambre de lui-même, il osera faire sans vous. Pour parvenir à cela, il est important de ne pas le surprotéger.
Laissez-le jouer dehors, explorer, tenter, rater, s'énerver, escalader, tomber, sous votre surveillance, mais sans lui tenir la main en permanence. Il veut dessiner un animal mais n'y arrive pas ? Montrez-lui comment faire sans pour autant compléter son dessin. Il cherche à atteindre la branche supérieure d'un arbre ? Aidez-le à bien se placer, mais ne le portez pas jusqu'à sa cible. Peu à peu, il comprendra qu'il est assez doué pour réaliser de belles choses, tout seul.
Saluer les efforts et les progrès effectués
Il se peut que votre enfant vienne vous voir tout penaud ou dépité à la suite d'une expérience où il n'a pas été à la hauteur des objectifs qu'il s'était fixés. « Je n'ai pas réussi à marquer de but aujourd'hui », « J'ai fini 4e au tournoi de karaté, même pas sur le podium », « Le gâteau que j'ai fait est tout moche ». À vous de lui montrer le positif de chaque expérience en soulignant l'effort entrepris et les progrès réalisés par rapport aux fois précédentes.
La notion de marge de progression est très importante, car elle permet de mettre en relief les améliorations. Par exemple, rappelez-lui qu'au départ, il avait du mal à tirer au but, qu'il avait fini 6e au tournoi précédent, que son gâteau avait brûlé. . « Tu vois, tu fais de mieux en mieux, ne lâche pas ! ».
Lui proposer des défis à sa portée et de petites tâches
Pour aider un enfant à avancer à son rythme et donc à faire le plein de confiance en lui sans accumuler trop d'échecs, lesquels peuvent engendrer de la frustration, il faut lui proposer des activités adaptées à ses capacités. Il peut s'agir de petits problèmes à résoudre, de quelques mots à déchiffrer sur un tableau éducatif ou sur une ardoise, voire de missions simples, qu'il pourra relever avec brio : « Tu mets ton manteau toute seule ? », « Tu veux choisir ta tenue ? », « Tu m'aides à essuyer les assiettes ? ».
L'inscrire à des activités où l'individualité prime
Certaines activités sportives favorisent le gain de confiance en soi, notamment celles où l'individualité est importante. On pense aux arts martiaux, à la boxe, à la natation, à l'escalade, au badminton ou au tennis de table, qui forcent le pratiquant à se dépasser en puisant dans ses ressources physiques et mentales. Plus douces, des activités comme la gym et le yoga pour enfant, le théâtre, les échecs, la musique ou les arts plastiques peuvent avoir les mêmes vertus.
Laissez-le choisir ses activités favorites et observez les progrès qui découleront rapidement de l'exercice de ces pratiques.









