Pourquoi prendre un complément alimentaire pendant l’allaitement ?

Parce qu'il puise dans les réserves de son corps, l'allaitement modifie les besoins nutritionnels de la mère. Il est alors prudent d'adapter son alimentation en conséquence, un régime approprié auquel on pourra adjoindre des compléments alimentaires afin d'éliminer tout risque de carence.

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Prendre des compléments alimentaires pendant l'allaitement est une réponse ciblée à des besoins spécifiques. Dans la majorité des cas, une alimentation suffisamment variée et en quantité adéquate suffit à couvrir les besoins de la mère et de l'enfant. Certaines situations particulières, en revanche, justifient une supplémentation encadrée, notamment en oligo-éléments essentiels.

Des besoins accrus pendant l'allaitement

Assez logiquement, les besoins d'une femme qui allaite augmentent. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) estime que la production des 807 grammes de lait quotidiens qu'une femme allaitante produit en moyenne lui vaut de dépenser 675 kcal en plus. Or, 500 de ces 675 kcal proviennent de son alimentation, tandis que le reste sera puisé dans les réserves graisseuses qu'elle a accumulées durant sa grossesse.

Au-delà des calories toutefois, certains minéraux et vitamines deviennent également capitaux durant l'allaitement. C'est le cas du fer, par exemple, ou encore de la vitamine A, désormais importants car dans ses 3 premières années de vie, l'enfant est plus que susceptible de développer des carences en ces nutriments. La mère doit ainsi en avoir de bonnes réserves afin de pouvoir les transférer dans son lait. C'est là qu'interviennent les compléments alimentaires : correctement dosés, à l'instar d'un complément alimentaire allaitement de Calmosine, ces produits couvriront efficacement et surtout facilement tous les besoins de la mère.

Quand les compléments deviennent-ils utiles ?

Certains régimes alimentaires spécifiques, même s'ils sont ajustés pour être le plus équilibrés possibles, augmentent toujours les risques de déficits lors de l'allaitement. C'est le cas du régime végétalien par exemple, du régime végétarien, des régimes hypocaloriques, ou encore des régimes qui excluent les produits laitiers.

Certaines pathologies, par leurs symptômes et/ou effets, imposent également de surveiller de près certains nutriments, quitte à prendre des compléments alimentaires afin de les suppléer. Les pertes de sang lors de l'accouchement, par exemple, peuvent provoquer une anémie qui, à son tour, réduira la quantité de fer disponible dans l'organisme de la maman. La maladie de Crohn et la maladie cœliaque, quant à elles, réduisent la capacité d'absorption de vitamine B12, de fer ou encore de zinc. Parfois même, la fatigue post-partum à elle seule justifie la prise de suppléments nutritionnels.

compléments alimentaires

Les compléments les plus souvent recommandés

Plusieurs micronutriments sont régulièrement cités dans les recommandations nutritionnelles pendant l'allaitement :


  • L'iode : essentiel au développement cérébral de l'enfant ainsi qu'au fonctionnement de la thyroïde maternelle. Une carence peut survenir en cas de faible consommation de produits de la mer ou de sel iodé. Il est particulièrement conseillé à la mère qui suit un régime végétalien.

  • La vitamine D : particulièrement recommandée dans les régions peu ensoleillées ou chez les femmes s'exposant peu au soleil. La vitamine D joue un rôle dans la santé osseuse de la mère et du nourrisson.

  • Le fer : nécessaire en cas d'anémie et pour maintenir la production de lait. Comme le fer d'origine végétale est moins bien absorbé que le fer animal, il peut également être utile d'en prendre si l'on suit un régime végan ou végétarien.

  • La vitamine B12 : quasi indispensable chez les femmes végétaliennes, car cette vitamine est peu disponible dans les aliments végétaux.

  • Le calcium : vital à la minéralisation osseuse du nourrisson et de sa maman. Les besoins en calcium de cette dernière augmentent un peu pendant l'allaitement. Cette supplémentation est ainsi conseillée si la mère suit un régime exempt de produits laitiers.

Dans tous les cas, il existe un principe fondamental : pas d'automédication. Un surdosage peut en effet provoquer des troubles digestifs à répétition, des perturbations physiologiques et même des troubles du développement chez le nourrisson. La prudence est donc de mise et un avis médical obligatoire !

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